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Dans
la bataille ou la tempête
Au
refrain de mâles chansons
Notre
âme au danger toujours prête
Brave
la foudre et le canon.
Homme
de fer que rien ne lasse,
Nous
regardons la mort en face
Dans
l'orage qui gronde ou le rude combat.
En
avant!
Pour
faire un soldat de marine
Il
faut avoir dans la poitrine
Le
cœur d'un matelot ou celui d'un soldat.
- 2 -
Souvent
dans la zone torride
La
dent du tigre ou du lion
La
fièvre ou la balle homicide
Vient
décimer nos bataillons
Alors
vers la mère Patrie
On
voit crispé par l'agonie,
Dans
un suprême effort notre front se retourner.
En
avant!
Et
notre regret unanime
Chère
France, ô pays sublime!
C'est
de n'avoir qu'une vie à donner.
- 3 -
Soit
fier soldat de marine
La
victoire aima tes chansons
Et
ton front bruni qu'illumine
L'éclat
des grandes actions
Du
Bosphore à la Martinique
Du
Sénégal au pacifique
On
voit de ton drapeau resplendir les trois couleurs.
En
avant!
La
gloire t'a pris sous son aile
Car
à l'honneur toujours fidèle
Tu
meurs en combattant ou tu reviens vainqueur.
- 4 -
En
Crimée à chaque bataille
Nous
aussi nous avons pris part
De
Malakoff sous la mitraille
Nous
escaladions les remparts
A
l'aspect de notre uniforme
L'ennemi
palissant bien des fois recula
En
avant!
Et
sur notre front qui rayonne
On
peut voir la triple couronne
Des
lauriers de Podor d'Inkermann et d'Alma.
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- 5 -
Quand
la Prusse inondant la France
Sur
nous déchaînait ses fureurs
A
ses balles comme à ses lances
Nous
avons opposé nos cœurs
Et
quand rugissait la bataille
Nos
fronts meurtris par la mitraille
Sanglants
mais indomptés défiaient les vainqueurs.
En
avant!
A
Bazeilles, la Cluze et Neuville
En
combattant cent contre mille
Le
succès nous trahit mais nous gardions l'honneur.
- 6 -
Sans
cesse prêts à tout combattre
Vaillants
soldats de nos grands ports
Non,
rien ne saurait vous abattre
Vous
qui ne comptez point vos morts
Vous
réduisez chinois, canaques
A
vous Madagascar l'Anaux et le Tonkin
En
avant!
Aussi
le ciel sous sa coupole
Inscrit
encore en auréole
Sontay
et Nouméa, Tamatave et Pékin.
- 7 -
Un
jour viendra chère espérance
Ou
l'ardent appel des clairons
Fera
surgir pour notre France
Des
vengeurs et nous en serons
Alors
pour nous quelle fête
Nous
donnerons des sœurs cadettes
Aux
victoires d'Iéna, d'Auerstadt, de Stettin.
En
avant!
Oui
nous aimons les saintes guerres
Car
le sang des héros nos pères
Dans
nos veines en feu ne coule pas en vain.
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